Chapitre VII.7

Ces confidences venant après l’échec de Sir Harry, d’Yves Roland-Billecart et d’Auxence Ickonga m’ont conduit à penser, puis à me persuader, que seul un cadre de la compagnie, connaissant parfaitement les rouages et les dessous de la compagnie réussirait cette mission à priori impossible.<

En effet, j’étais de plus en plus convaincu qu’Air Afrique était comme un malade qui cachait ses vrais maux aux docteurs (PDG et DG) de l’extérieur. Tout comme on a coutume de dire, parlant de quelqu’un : « Je le connais comme si je l’avais fait », j’étais persuadé qu’un « docteur » de l’intérieur saurait guérir le malade malgré lui, sans même lui demander de quoi il souffrait.

Lui, notre DG

  • Ne viendrait plus, comme ses prédécesseurs, tâtonner avant d’agir
  • Serait au fait des projets et des options stratégiques en cours et des alliances en vue
  • Tirerait enseignement des erreurs et des réussites de ses prédécesseurs
  • Saurait, parce que bien conscient des vrais maux non apparents qui la minaient, valoriser les forces et les atouts et potentiels réels de la Compagnie
  • Saurait, sans complaisance, avec fermeté et sans état d’âme, dire à chaque corporation, ses faits et ses méfaits et/ou ses insuffisances et nuisances
  • Saurait imposer, de gré ou de force, à tous et sans aucune exception, les changements nécessaires pour sauver la Compagnie
  • Saurait qui est qui, qui sait faire quoi, ce qu’il faut faire ou ne pas faire
  • Saurait s’attaquer fermement à la question des recettes commerciales, au besoin en les externalisant et en les sous-traitant pour gagner en efficacité, en célérité et en fiabilité des résultats

Nul doute que ce choix serait le bon, le plus efficace, bref,
celui de la dernière chance.

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