Chapitre IV.2

Le ton était donné et semblait être convenu entre plusieurs Ministres, car presque partout à la fois, les portes se sont progressivement fermées, tant au niveau des Présidences qu’au niveau des Primatures.

De manière progressive et méthodique, les États ont réinstallé leur emprise et, pour certains leurs travers, dans la gestion de la Compagnie. Les demandes d’embauches ou de reprises d’agents “licenciés”, ou encore les demandes de promotion d’agents en vue du « rééquilibrage qualitatif des effectifs par État » reprirent de plus belle.

La compagnie dut réintégrer une hôtesse de l’air qui avait été licenciée pour trafic d’excédents de bagages à des fins commerciales ; surseoir au licenciement d’un cadre passager sur un vol, ayant giflé le commandant de bord de l’avion à bord duquel il se trouvait.

De même, la compagnie continua pendant plusieurs années, à payer son salaire à un commandant de bord interdit de vol, faute de pouvoir réunir le conseil de discipline réglementaire pour statuer sur son cas, puis accepta d’interdire de vol, à la demande d’un État, un commandant de bord qui aurait été incorrect envers une délégation de cet État pendant un vol, etc.

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