Quelle mission pour Y. Roland-Billecart ?

 

Les commentaires de Messieurs Damba Kokolo et Abou Diagne sont intéressants car ils évoquent tous deux un point de l’histoire d’Air Afrique particulièrement sensible. Nombre d’AirAfricains – certains de bonne foi – prétendent que M. Roland-Billecart n’est venu à Air Afrique que dans le but de détruire la multinationale. C’est une thèse difficile à soutenir mais il en est qui n’hésitent pas et, ce faisant, préfèrent oublier et taire leurs propres responsabilités. Yacouba N’Diaye n’est pas de cet avis. Il avait d’ailleurs anticipé les objections qui pourraient lui être faites dans l’Avant-propos qui précède le livre. Dans les prochains chapitres il mettra en avant d’autres causes, d’autres arguments et développera son point de vue, sa vérité.

Les commentaires

Martin Blanchard Damba Kokolo a écrit :

Les compétences de M. BILLECART étant reconnues par tous, il est aisé de penser que ses choix dangereux, faits à dessein, que vous énoncez (et bien d’autres que vous ne dénoncez pas UD, car vous n’avez pas oublié de l’encenser) et qui à n’en point douter ont tué notre compagnie n’ont été qu’une politique de mise à mort d’Air Afrique. Sinon,comment comprendre autrement cette gestion qui à la fin s’est avéré calamiteuse ?

Vous indexez les PNT qui ont fait du zèle, mais vous omettez de dire qu’à diverses occasions, lorsqu’il le fallait, ceux-ci ne manquaient pas d’attirer (à travers des mémos et autres) l’attention des différentes directions générales sur ce qui n’allait pas ou sur les choix stratégiques opérés pouvant mettre en danger la compagnie. Vous ne dites pas aussi, qu’à un certain moment, (il y a à coup sûr des causes à cela), les assurances, les retraites complémentaires, etc… la direction ne les reversait plus et que même les salaires que les collègues du sol touchaient, les PN attendaient deux voir trois mois pour toucher les leurs. Vous avez pris le courage d’écrire l’histoire d’Air Afrique, nous vous saurons gré de tout dire et de ne rien omettre monsieur le directeur.


Abou Diagne a écrit :

(…) il est très étonnant qu’un financier comme M. Roland-Billecart, ait décidé de cela, même s’il avait à l’époque très confiance dans la nouvelle capacité d’endettement et dans les finances d’Air Afrique, car il devait savoir qu’il ne serait pas là 10 ans plus tard !

Même si l’on peut considérer que ce peut être dû à un excès d’optimisme et au vu de la nouvelle situation financière de RK, alors pourquoi n’avoir pas cherché, tout au moins, à réduire cette strangulation financière que constituait désormais le remboursement après dévaluation en sollicitant expressément en faveur de RK, les fameuses mesures d’accompagnement ?

En n’ayant rien tenté à ce sujet on peut suspecter M. Roland-Billecart, comme le fait allègrement la rumeur, d’avoir délibérément sabordé RK, dont on pouvait être certain qu’elle ne s’en relèverait pas !

La réponse de Yacouba N’Diaye

Cher collègue,

Votre commentaire illustre à souhait l’une des difficultés auxquelles j’ai été confronté parmi celles que j’ai énumérées dans mon Avant-propos.

« La difficulté et non la moindre, a été celle consistant, pour un novice, à narrer et analyser des faits où il se trouve avoir été partie prenante. Il n’est pas aisé de vouloir se comporter en spectateur d’une partie dans laquelle on a été acteur. L’exercice n’est pas facile et je vous donne acte des critiques que cela pourrait susciter».

Par ailleurs, il y a beaucoup d’autres causes que vous découvrirez tout au long de la lecture des chapitres à venir.

Concernant monsieur Roland-Billecart, mon intime conviction est qu’il n’était pas en mission pour faire couler la compagnie comme le pensent certains… à postériori. Il a, à mon avis, échoué après avoir commis des fautes dont j’ai eu à parler partiellement et dont certaines restent à venir.

Chacun de nous a sa part dans le naufrage collectif. J’ai évoqué une partie des faits concernant le PNT, je vous saurais gré de reconnaitre qu’à ce stade de ma publication, il n’y a pas que le PNT qui a été “montré du doigt”. Il y a eu une suite… et il y a la suite. Pour rester dans les faits imputables à chaque gestionnaire, il n’est pas exact, ( comme je l’ai peut-être mal compris), de sous-entendre dans un condensé, que le non reversement des cotisations retenues sur salaires, ou les retards et/ou les non-paiements des salaires (qui ne concernaient pas que les PN), soient le fait de la gestion de M. Yves Roland-Billecart.

« Vous avez pris le courage d’écrire l’histoire d’Air Afrique nous vous saurons gré de tout dire et de ne rien omettre… ».

Je compte sur toutes les bonnes volontés pour enrichir ce document qui est pour moi, et j’en suis sûr, pour beaucoup d’autres,une part importante de notre belle mais aussi dramatique histoire commune.

Yacouba N’diaye

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