Chapitre VII

Sir Harry Tirvengadum : Vraiment sélectionné ou coopté en douce ?

Sir Harry TirvengadumLe recrutement du futur Directeur Général avait, dit-on, été confié après la tenue du Conseil d’Administration du mois d’Avril, à un cabinet international de chasseurs de têtes, le cabinet canadien Spencer Stuart.

Après une première sélection qui aurait été faite, une « short list » de trois candidats aurait été dressée par ce cabinet et envoyée aux États pour décision finale.

Ce qui s’est dit depuis, et qui est vraisemblable, est que l’établissement de la « short list » n’aurait été qu’un écran de fumée pour aboutir à la nomination du candidat déjà choisi : Sir Harry Tirvengadum.

En effet selon plusieurs sources, la nomination de Sir Harry aurait été le fait de manipulation et de désinformation.

Ce dont nous sommes sûrs, c’est que parmi les candidats dont les postulants n’ont fait l’objet d’aucune interview avant l’établissement de la fameuse « short list », figuraient plusieurs cadres africains, y compris des cadres d’Air Afrique.

Dans le même temps, et curieusement, Sir Harry, dont on pouvait légitimement penser qu’il avait, lui au moins, été interviewé, répondait à la question d’un journaliste en ces termes, rapportés par l’EXPRESS MAURICE le 12 Novembre 1996.

« Je n’ai pas été candidat à ce poste, mais je viens d’apprendre qu’à la réunion des chefs d’États des 11 pays membres d’Air

Afrique, mon nom a été proposé pour remplacer Yves Roland-Billecart à la Direction Générale d’Air Afrique.

Selon mes informations, c’est un cabinet de consultants canadiens qui a examiné l’itinéraire professionnel de personnalités aptes à assurer la Direction d’Air Afrique au départ de Monsieur Roland-Billecart prévu l’année prochaine, qui auront suggéré ma nomination. Je vais consulter aujourd’hui le Premier Ministre (NDLR Mauricien) avant de prendre ma décision ».

Si ces déclarations sont exactes, et rien ne permet à priori d’en douter, on peut émettre à juste titre, des réserves quant au sérieux porté par le cabinet de chasseur de têtes à la confection de cette fameuse « short list ».

Par ailleurs, autant il était devenu extrêmement urgent, vital et salutaire pour la survie de la compagnie de « dégager monsieur Yves Roland-Billecart », autant les mêmes Administrateurs n’ont pas exigé l’urgence de la mise en place de son remplaçant.

En effet, Sir Harry Tirvengagum, bien que choisi par les chefs d’États en Décembre 1996, puis confirmé et présenté aux membres du Conseil d’Administration le même mois, a fait accepter qu’il ne pouvait être disponible qu’en… mars 1997, ce qui, selon nous, aurait dû pour le moins, constituer une clause objective d’élimination en amont de sa candidature ou de sa sélection définitive par le cabinet Spencer Stuart s’il se respectait, à moins qu’il n’ait respecté des consignes venues d’ailleurs.

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